Après un week-end festif et carnavalesque, la salle dite des mariages de la Commune de Rebecq a retrouvé une de ses fonctions principales, accueillir le quasi mensuel Conseil Communal et ses débats multiples et variés. Ce Conseil de mars n’a pas dérogé dans la variété des sujets abordés, tantôt institutionnels purs, tantôt nettement plus politiques.
Les conseillers, et le public aussi d’ailleurs, disposent de documents préparatoires et certains votes semblent emballés à toute vitesse, non pas qu’ils ne méritent pas de débats ou de questionnements, mais tout simplement parce que ce n’est pas de la compétence d’un Conseil Communal. Si on prend par exemple, le salaire des mandataires politiques, ce n’est pas parce que tout le monde autour de la table trouve qu’ils sont très bien ainsi qu’on n’en parle pas, mais tout simplement parce que ce n’est pas au sein d’un Conseil Communal que les montants sont fixés. Et pourtant, c’est un sujet qui anime bien des débats par ailleurs. Beaucoup de fantasmes, beaucoup de contre-vérités, beaucoup d’interprétations personnelles. D’aucuns trouvent que c’est insuffisant, d’autres que c’est beaucoup trop sans pour autant que ces derniers aient réellement conscience de la quantité de travail que ça implique surtout si on veut aborder les problèmes à leurs racines. Pour ne pas dire radicalement, mot galvaudé dont beaucoup semblent avoir oublié le sens premier. La Loi impose que ces chiffres soient publiés, pas qu’ils soient facilement accessibles au grand public. C’est pourquoi, pour éviter que vous vous perdiez dans les méandres des internets, nous vous donnons ici le lien direct vers les tableaux des rémunérations des différents membres du Conseil communal, histoire que vous puissiez forger votre opinion par vous-même sur base de données officielles. Transparence quand tu nous tiens.
![politicien-avide-tenant-la-monnaie-fiduciaire-de-l-argent-en-espèces-et-parlant-aux-médias-200951524[1]](https://www.rebecq-autrement.be/wp-content/uploads/2026/03/politicien-avide-tenant-la-monnaie-fiduciaire-de-l-argent-en-especes-et-parlant-aux-medias-2009515241.jpg)
A priori, pas d’agenda caché
Certains sujets suscitent pas mal de remous tant chez les Conseiller.e.s qu’auprès du grand public. Nous ne pensions pas devoir revenir sur une décision prise précédemment, même si nous n’avons pas changé d’avis sur le fait que nous ne sommes pas d’accord sur la vente de l’ancienne Maison Communale, pas plus du parc qui l’abrite. Qui dit chose votée, dit chose votée, quoi qu’on en pense. Quelle ne fut pas notre surprise de retrouver à l’ordre du jour la désaffectation du Domaine Public de la dernière partie de l’ensemble du parc communal : le parking, également connu comme étant le terrain de basket. Bien souvent, ça semble être la norme en politique, les documents préparatoires sont complexes, rédigés dans un sabir juridico-technique, hermétique pour la plupart d’entre nous. Certes en un an nous nous y sommes habitués quitte à faire des recherches approfondies pour comprendre les tenants et aboutissants. Comme vous le verrez dans la vidéo-ci dessous, les textes proposés nous laissaient entendre que cette dernière portion du parc pourrait faire partie de la vente future. Sinon pourquoi la retirer du Domaine Public, qui par définition est public ? Et bien, il n’en est rien. En tout cas pour l’instant, le temps qu’un nouveau dépôt communal (centre logistique du service travaux de la Commune) soit construit, on ne sait pas encore où. Au vu des explications orales reçues en séance, nous avons finalement voté positivement cette désaffectation. Nous resterons toutefois vigilants quant aux suites de ce dossier, qui à défaut de comporter un éventuel agenda caché, reste toutefois nébuleux, même après avoir reçu des explications qui sonnent bien : ce parking sera reconverti en extension du dépôt communal et le public n’y aura plus accès, que ce soit pour un Bal du Bourgmestre ou pour se garer les jours de marché. Pratiquement, parce qu’il faudra passer par le dépôt pour y accéder. Légalement, car il a été désaffecté du Domaine Public.
![PIC_59e34b3320a0b5c1a6eb28241a132358[1]](https://www.rebecq-autrement.be/wp-content/uploads/2026/03/PIC_59e34b3320a0b5c1a6eb28241a1323581.jpg)
“La technologie ne nous sauvera pas”
Celles et ceux qui nous lisent régulièrement, ou suivent les Conseils par eux-mêmes, savent que les groupes politiques ont la possibilité de poser des questions d’actualités, moyennant des règles strictes sous peine de voir ces questions tout simplement refusées sans même que le public puisse connaître ni ces questions ni les motivations d’un éventuel refus. Cette fois, ce sont nos voisins de table de Rebecq Vivant qui avaient déposé deux questions, dont une a été refusée. Celle qui a pu être posée concernait les dégradations récurrentes des plaines de jeux sur notre Commune. Ce triste constat a été partagé par tous les acteurs autour de la table, jusqu’à l’Echevin de la Jeunesse et des Sports qui s’est montré, à juste titre, fort dépité de voir tant de travail (et d’argent public) ainsi gaspillé à cause de quelques déviants en mal d’on ne sait pas quoi. Et c’est justement là que nous avons voulu attirer l’attention de tous nos collègues, décideurs ou non : comprendre pour mieux proposer. Les caméras de surveillance, outre leur prix et les aléas administratifs qu’elles supposent, ne peuvent à nos yeux suffire à mettre fin à ces agissements déplorables. Notre jeunesse est en souffrance, ce n’est plus un secret pour personne, et nous sommes convaincus que réinjecter de l’humain dans cette problématique est une piste, tout comme l’a confirmé le Bourgmestre, qui a fait ses preuves. Bien sûr, des éducateurs de rue en dehors des heures de bureau représentent un coût non négligeable et ne sont pas non plus des solutions miraculeuses à une problématique complexe. Mais si on additionne l’achat, l’installation, l’exploitation (après que le méfait ait été perpétré) de caméras de surveillance au prix des réparations ou du remplacement des éléments détruits dans les plaines de jeux, nous ne sommes pas persuadés que les frais sont moins importants pour la collectivité. A défaut d’une Maison des Jeunes, le Plan de Cohésion Sociale semble avoir une réelle volonté de prendre la problématique à bras le corps. Reste à voir comment seront aloués les moyens disponibles, tant humains que matériels. Encore un dossier que nous suivrons de près.
Retrouvez directement les différentes interventions de Rebecq Autrement lors de ce Conseil.
(Ces interventions ont bien entendu été rédigées de manière collective en dehors de celle autour de la question d’actualité dont nous n’avions pas le contenu)
Chapitrage de la séance dans le premier commentaire de la vidéo sur Youtube
- Demande d’Etienne d’inclure les travaux de la CLDR au futur plan de mobilité
- Demande de Sybille de modifier un panneau en vue d’accroitre la sécurité rue Try à Fourche
- Question d’Etienne à propos de la désaffectation du “terrain de basket”
- Réplique d’Etienne sur le même sujet
- Demande de déviation plutôt que suppression d’une portion de sentier communal
- Demande d’injecter aussi de l’humain dans la problématique sécuritaire autour des plaines de jeux
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